mercredi 7 juin 2023

LA MALEDICTION CONTINUE 😟


08h50 Paprika fait route lentement sur son seul moteur bâbord en direction de l’écluse 49 « La Craie » dans l’espoir de rejoindre la flottille. Les réparations effectuées la veille vont-elles enfin permettre à l’équipage de naviguer sereinement ? A peine un quart plus tard le moteur revendique à nouveau et le fait savoir à grand renfort de décibels stridents. Pas question d’insister le pilote stoppe le réfractaire et  passe sur le moteur tribord ! Quelques minutes plus tard force est de constater que nous n’irons pas plus loin L😞. Nous rebroussons chemin et rejoignons Plombières les Dijon pour de plus amples investigations. Le circuit de refroidissement est-il bouché par des particules des rouets remplacés antérieurement ? Non seulement les jets d’eau injectés à fortes pressions ne semblent pas être efficaces mais il s’avère que les 2 rouets à aubes remplacés la veille sont à nouveau détériorés…..

Des conseils techniques sont pris téléphoniquement auprès de Maurice notre chef mécanicien qui doit rallier Isida dans quelques jours. Malheureusement les investigations ne permettent pas d’établir un diagnostic à ce stade. Il est donc décidé d’attendre l’arrivée de Maurice et de faire contre fortune bon cœur.

Nous mettrons à profit cet arrêt technique pour faire du tourisme dans la région pour oublier, quelques temps, nos déboires.

Si nous ne pouvons aller à Pouilly en Auxois par le canal et bien nous irons par la route. Enjambant l’Ouche, le Pont Canal est un élément architectural rare en Bourgogne. Le souterrain ou voûte du canal est un tunnel-canal de 3 333 mètres construit à partir de 1775. Il relie l’Yonne à la Saône.  Pendant plus de sept ans des ouvriers mineurs creusèrent ce souterrain.  Pour les mariniers, il ne fallait pas moins de 10 heures pour le traverser. C’est la raison pour laquelle en 1867 il fut installé un toueur à vapeur engrené par une chaîne immergée. En 1893 il fut remplacé par un toueur électrique et le trajet fut réduit à deux heures. Une autre difficulté dut être surmontée : la voûte n’étant pas assez haute, les bateaux les moins chargés touchaient le haut de la voûte. En 1910 un bac transporteur sur lequel la péniche prenait place fut la solution. Après avoir vidé une partie de l’eau contenue dans le bac, le bateau se trouvait à un niveau suffisamment bas pour être pris en charge par le toueur.

Tunnel du Canal de Pouilly en Auxois

 Actuellement pour passer il faut abaisser le niveau de tout le bief. Notre projet de traverser ce tunnel « tombe à l’eau », les algues myriophillum en ont décidé autrement. Si Paprika est bloqué à Plombières, Isida et Carisa  rebrousseront chemin à Pont d’Ouche.

Nous empruntons ensuite le chemin des écoliers.  Une étape à Châteauneuf devrait contribuer à nous consoler.

L’histoire de Châteauneuf s’inscrit au Moyen Age, vers 1130, lorsque Jean de Chaudenay, seigneur local, décide de faire construire un château pour son fils cadet Jehan à quelques lieues de sa demeure. Jehan prend possession du « château neuf » (en distinction de l’ancien château de Chaudenay) en 1175. Comme le veut la coutume médiévale, il adopte le nom de sa nouvelle terre, « Castro Novo » qui devient Châteauneuf.

 

En surplomb de la vallée et du canal de Bourgogne, flanqué de hautes tours, avec ses logis de style gothique et ses larges fossés que traverse un pont-levis, ce chef-d’œuvre d’architecture militaire contrôle l’ancienne route ralliant Dijon à Autun. Dix seigneurs répartis sur neuf générations se succèdent durant trois siècles dans cette puissante forteresse ! Parmi eux, Philippe Pot, qui apporte à l’édifice de nombreuses modifications au cours du XVème siècle.

 

La plupart des bâtiments construits puis transformés du XIIème au XVIIIème siècle sont ouverts à la visite et constitue l’une des plus belles étapes parmi les châteaux à découvrir en Auxois.

 

 


 

 

 

Outre le château, Châteauneuf est classé parmi les 159  plus beaux villages de France. Les maisons en pierre de calcaire, typiques du XIVème au XVIIème siècle de ce petit bourg médiéval, émerveillent les touristes que nous sommes. Les monts du Morvan se dessinent au loin et la plaine de l’Auxois se déroule au rythme du canal de Bourgogne.   

 

 

 

 

Pendant ce temps nos amis de Carisa et Isida glissent doucement mais sûrement sur le canal de Bourgogne, attentifs aux algues envahissantes et aux berges avares en eau… 

                                                                     A bord de Carisa

 

Apéritif champêtre  à Banet écluse 34 pour Carisa et Isida  

 Texte : Brigitte  -  Photos : Carisa - Isida et Brigitte


 

 

mardi 6 juin 2023

LA FLOTTILLE QUITTE DIJON - ESCALE TECHNIQUE POUR PAPRIKA

 

08 h 45 Appareillage pour rejoindre notre 1ère écluse de la journée. Dans la région les éclusiers semblent ne pas être des lève-tôt ! Nous sommes attendus à 09h00. Inquiétude en arrivant…. Aucun signe de vie aux alentours  ! Hubert tente en vain de joindre un responsable VNF quand nous voyons une mobylette s’engager le long du canal. Pas de panique,  les préposés ne font pas grève en cette journée de contestation du mardi 6 juin.

Ecluse 54 embouquée avec succès, la flottille glisse doucement à la queue leu-leu  vers la suivante en s’efforcant d’éviter au maximum les amas d’algues et en gardant toujours un œil sur le sondeur. La règle est bien sûr de viser le milieu du canal, et d’éviter de se rapprocher des bords où le niveau de l’eau est parfois insignifiant.



Alerte sur Paprika l’alarme du moteur babord se met à hurler ! Qu’à cela ne tienne ! Le moteur est coupé et nous continuons notre progression avec la seule propulsion tribord. Nous règlerons le problème lors de notre prochaine halte. Mais le sort s’acharne et le second moteur refuse de travailler tout seul et nous le fait savoir  bruyamment à son tour. Vérification des crépines qui pourraient probablement être envahies par les algues. Mais non tout est clair ! Après investigation il s’avère que le coupable est le circuit de refroidissement. Cela chauffe sur Paprika L Cahin caha nous rejoignons le port  Plombières Les Dijon. Il nous est impossible de faire escale avant, les bords du canal ne permettent pas un accostage.

 Il s’agit maintenant de laisser les moteurs refroidir avant toute intervention.  L’appétit de l’équipage n’en est pas entamé, pour l’instant du moins, et pour cause l’horloge a sonné midi.

L’opération de remplacement des deux  rouets à aubes du circuit de refroidissement dure quelques heures. Les récalcitrantes ne se laissent pas remplacer sans résister. Un peu avant 18h00  Robert rejoint Paprika après avoir roulé toute la journée depuis Toulon et apporte son renfort au chef mécanicien se débattant avec la turbine rebelle.


19h00 fin de la passe. Les premiers essais semblent concluants mais le verdict tombera demain matin car Hubert a constaté une fuite importante du liquide de refroidissement dans la cale. 

Pendant ce temps Carisa et Isida continuent leur progression jusqu’à Fleurey sur Ouche en bravant les algues persistantes.

Demain sera un autre jour, plus chanceux nous l’espérons ! 

 

texte et photos : Brigitte

 

Mise à  jour du dossier photos  :

https://photos.app.goo.gl/nG4NsvV9nowtA4r96

lundi 5 juin 2023

RELEVE TOURISTIQUE A DIJON

 

Dijon l’une des 13 capitales régionales mérite largement le détour  Préfecture  du département de la Côte d’Or

Capitale historique du duché de Bourgogne, ville aux cent clochers sous l'Ancien Régime, héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, Dijon est une cité touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. Le centre historique de la ville est la seconde composante des climats du vignoble de Bourgogne, inscrits depuis le 4 juillet 2015 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ville de congrès, la capitale bourguignonne est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, ainsi qu'un centre économique régional au tissu diversifié, avec un pôle agroalimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé.

Dijon est un excellent choix pour y effectuer un relève ;

en ce beau dimanche ensoleillé Paprika accueille sa demi-relève qui ne se fait pas prier pour faire du tourisme dans cette magnifique ville bourguignonne.

Les  eaux du port de canal de Dijon envahies par des algues myriophillum, une espèce de plantes aquatiques envahissantes interdisent l’accès aux pontons.

Des opérations de faucardage, habituellement effectuées entre juin et août semblent ne pas avoir été effectuées depuis 20… ? si l’on en juge par l’état du canal. Carisa, Isida et Paprika se sont en conséquence accostés en face des pontons du port où les eaux sont un peu plus saines… 

 

C’est un grève cœur de voir ce port dépérir à ce point. Quel contraste avec la ville si bien entretenue !

samedi 3 juin 2023

3 juin arrivée à Dijon

Le fonctionnement du canal de Bourgogne est surprenant ! Très peu de mouvement de bateau, en 2 jours nous n’avons croisé qu’une seule péniche et n’avons rencontré aucun plaisancier. Le canal nous semble s’envaser lentement et cependant des équipes successives d’éclusiers entre 2 et 4 personnes nous suivent pour nous assister : passage des amarres, manœuvre des écluses. Un grand merci à eux pour leur prévenance et leur gentillesse. 

Il nous reste aujourd’hui 7 écluses avant d’arriver à Dijon, où se déroule la fête du canal ce week-end. Impossible de s’amarrer aux pontons à cause de la fête et de toutes façons déraisonnable à cause des algues qui colonisent tout le plan d’eau. Nous sommes quand même amarrés aux premières loges pour le feu d’artifice de ce soir !

Dijon mérite le détour, patrie de Gustave Eiffel dont un pont du canal porte le nom, la place de la libération bordée par le palais des ducs de Bourgogne dont une aile abrite le musée des Beaux-Arts.




2 juin St-Jean-Losne Pk242 vers Dijon

Ne partez pas de St-Jean-de Losne, ville de mariniers et capitale de la navigation fluviale en Bourgogne, sans passer par le musée de la battelerie, vous pourrez y trouver une collection complète d’outils de la marine fluviale d’autrefois .

Nous embouquons le canal avec ses écluses tous les kilomètres. Changement complet de décor. Canal resserré avec végétation au-dessus de nous …et pas mal en dessous aussi. Il faut naviguer bien au centre et flirter avec la sonde à 1,50m d’eau.

14 écluses avant de choisir un bel endroit pour passer la nuit! 

Entre temps, pause déjeuner improvisée au fond de l’écluse Aiserey pendant la pause règlementaire des éclusiers. L’apéro, l’appétit et la sieste sont surprenants entre 2 portes d’acier ! 

A l’écluse Longecourt, on nous permet gentiment de laisser la flottille dans l’écluse pour aller admirer le château de Longecourt tout proche. Au vu de ce magnifique bâtiment, il semble que de nos jours, être châtelain nécessite des moyens financiers importants . 

Petite aventure à bord de Paprika, un bout s’est pris dans une hélice, un moteur se met en chômage technique ! Mais rien de grave, quelques instants plus tard tout repart.

Hélas les photos d’illustration de cette journée sont restées au fond de l’écluse de Colombiere (après Yves, c’est au tour de Carole d’échapper son téléphone dans le canal) .

Nous avons terminé la journée le long du canal après l’écluse Petit Ouges par un apéro tous ensemble à bord de Carisa.

vendredi 2 juin 2023

1er juin Seurre PK188- St-Jean-de-Losne PK215

 

A gauche début du canal de Bourgogne avec une écluse, à droite gare d’eau et finalement ce n’est pas l’arche de droite la plus accueillante ! Le port est envahi d’algues et très peu profond, on n’était pas sûr qu’Isida puisse passer par 1, 20 m d’eau. Demi tour et accostage au camping 3 étoiles à 1km du village et là c’est royal : guinguette au bord de l’eau 

Pas d’eau ni électricité sur le ponton mais douche et toilettes au camping.
Pas d’eau ni électricité sur le ponton mais douche et toilettes au camping.

Et pour terminer la journée un bon petit repas très local avec grenouilles, escargots, andouillette et friture le tout bien arrosé .




jeudi 1 juin 2023

31 mai Châlon PK142 , Verdun-sur-le-Doubs PK167, Seurre PK187


Aujourd’hui, petite escale intermédiaire prévue à Verdun-sur-Doubs, port fluvial établi par les romains, puis cité marinière au confluent de la Saône et du Doubs. Village très agréable surplombant la rivière, le Faubourg St-Jean situé sur une île avec une passerelle donnant accès à l’île du Château très arborée.

Pour mériter cette escale, toute la diplomatie d’Hubert a été nécessaire pour obtenir un accostage de 2 h sur un ponton privé à triple suite au contact téléphonique en amont très compliqué avec la capitainerie ! 



Et toujours sur notre route, des vaches qui se font des bains de sabots et des cigognes prises au vol (pour la 1ère fois) 



L’arrivée à Seurre est juste avant l’écluse et derrière un îlot, port tout confort et grande table propice à l’apéro à côté d’une guinguette servant frites, oignon rings etc.


Au détour d’une ruelle, la maison Bossuet 




Comme on est malheureux !







MEDFLUMAR 2023 : CLAP DE FIN APRES UN GRAND ET LONG PARCOURS SEME D’EMBUCHES …

Depuis le milieu de l’été, la Flottille Medflumar 2023 est de retour au Club et ce fut, cette fois encore, une superbe aventure à travers u...